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 Premier secours animaux sauvages blessés

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primerelles

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Messages : 124
Date d'inscription : 08/05/2012

MessageSujet: Premier secours animaux sauvages blessés   Sam 29 Sep - 6:17



VOUS TROUVEZ UN ANIMAL SAUVAGE EN DETRESSE :

PUIS-JE SOIGNER UN ANIMAL SAUVAGE
MOI-MÊME ?
La réponse à cette question est NON

Prévenez rapidement le centre le plus proche afin que l'animal soit soigné le plus vite possible. Au delà de deux jours sans soins, les chances de relâcher d’un oiseau victime d’une fracture sont quasiment nulles.

Un animal soigné chez un particulier a peu de chances de survie une fois relâché :

JEUNES ANIMAUX

N’essayez pas de les élever vous même : vous les priveriez de toute chance de retrouver un jour une vie sauvage et autonome.

Ne perdez pas de temps : transportez les rapidement au centre le plus proche afin qu’ils ne souffrent pas ultérieurement de carences invalidantes.

Les centres disposent de structures équipées afin de permettre aux orphelins de s’intégrer progressivement dans leur habitat naturel. Ces structures sont le seul moyen de remplacer l’accompagnement naturel des parents. (voir aussi « Le phénomène d’imprégnation »...).

Même un oiseau adulte en bonne santé qui a été conservé dans un espace trop confiné pendant quelques jours a besoin d’une rééducation, sans quoi sa condition physique sera insuffisante pour survivre. Les centres possèdent des structures spécifiques à chaque espèce permettant de les rééduquer afin qu’ils récupèrent la totalité de leurs capacités physiques.

L'utilisation de structures adaptées est vitale pour chaque animal

Sécurité:

La captivité provoque chez un animal sauvage un comportement qui peut s’avérer être dangereux tant pour le découvreur que pour l’animal.
Il est indispensable qu’il soit le plus rapidement possible confié à un soigneur professionnel

COMMENT AGIR EN TOUTE SECURITE ET DANS LE MEILLEUR INTERÊT DE L’ANIMAL ?


Toutes ces indications sont données à titre d’information, il nous est impossible de tout détailler espèce par espèce. Chaque cas de découverte d’un animal sauvage en détresse a sa particularité :

pensez donc toujours à contacter un centre si vous vous trouvez dans cette situation !!!


4 ETAPES :

1. Ne vous mettez pas en danger !!!

2. Assurez-vous qu’il ait vraiment besoin d’être secouru avant de

vous en approcher !

3. Préparez la contention

4. Manipulez l’animal en prenant toutes les précautions



1. Ne vous mettez pas en danger !


NE JAMAIS ...

S’arrêter sur une autoroute ; si l’animal risque d’entraver à la circulation, arrêtez-vous à la prochaine aire de stationnement et prévenez les services habilités.

Freiner brutalement et mal garer son véhicule

Grimper à un pylône électrique

S’engager sur un étang ou une rivière gelée

2. Assurez-vous qu’il ait vraiment besoin d’être secouru avant de vous en approcher!

a. La récupération injustifiée des juvéniles :
Un jeune merle dans le jardin, une chouette encore en duvet dans l’herbe, un faon esseulé en pleine forêt, un lièvre qu’on pense hors de son terrier... les cas d’animaux juvéniles qui semblent abandonnés par les parents ne manquent pas. Pourtant dans beaucoup de cas, il n’est absolument pas nécessaire de venir en aide à l’animal :


A partir d’un certain âge (souvent, à partir du moment où ils sont capables de se tenir droit ou de se déplacer), les oiseaux continuent d’être nourris et protégés par les parents en dehors du nid, même si parfois ils sont encore incapables de voler ; il suffit souvent de repercher une jeune chouette sur une branche. Les merles, par exemple, sont nourris au sol pendant 15 jours.


Les lièvres ne creusent pas de terrier.
Il est normal de trouver des jeunes à découvert sans les parents
Beaucoup de mammifères utilisent une stratégie de survie basée sur le camouflage: l’immobilité du juvénile et l’absence prolongée des parents font également partie de cette stratégie (voir aussi «Ne Touchez pas à Bambi »).


En cas de doute... :

... il convient de contacter un centre après avoir au préalable pris note des facteurs suivants, sans toucher l’animal ni l’approcher de trop près :

1. les facteurs à risque pour l’animal sur le lieu de découverte (routes, chiens, chats, piscine...)

2. les parents sont-ils toujours vivants ? Les passereaux reviennent régulièrement nourrir leur progéniture.

3. vérifier visuellement qu’il n’a pas de blessure apparente

4. pouvoir décrire le physique de l’animal pour aider à déterminer l’espèce et l’âge.

5. pouvoir décrire son comportement (alerte, stressé, affaibli, recroquevillé, droit, apathique, déséquilibré...)

Destruction du refuge :

Concernant les mammifères (principalement chats forestiers, hérissons, martres, écureuils, chevreuils, lapins, lièvres), si le gîte, le terrier ou le nid ont été détruits suite à des travaux, il est possible que la mère vienne rechercher ses petits pour les déplacer vers une cache de substitution. Donc si les jeunes ne sont ni blessés ni trop exposés (soleil, prédateurs, environnement radicalement modifié), ils doivent impérativement être laissés sur place, après avoir été au besoin dissimulés par des branchages. Idéalement, il faudrait revenir quelques heures plus tard ou le lendemain et voir si les petits sont toujours là ; si c’est le cas, contacter le centre le plus proche.



b. Les comportements qui portent à confusion:

Les cas les plus fréquemment rencontrés sont :



Les milans (et certaines buses) peuvent rester couchés immobiles en présence de l’homme (langue sortie, tête pendante, yeux mi-clos). Ils ne sont pas forcément blessés.


Les martinets sont incapables de décoller du sol, si vous trouvez un adulte ou un jeune à l’envol (les plumes des ailes touchent ou dépassent les plumes de la queue) qui n’est pas blessé, essayez d’abord de le lancer en l’air dans un espace dégagé (ex : terrain de football). Trouver un martinet par terre est une chose fréquente aux mois de juillet et août, quand les jeunes font leurs premiers essais d’envol.


Un cygne qui tient sa patte hors de l’eau n’est pas blessé, de même qu’une cigogne ou un héron qui se tient sur une patte.


3. Préparez la contention :

Si la prise en charge de l’animal est justifiée et que vous devez le manipuler pour l’acheminer dans un centre, voici des instructions pour préparer le matériel de contention. Un carton est idéal pour transporter l’animal : c’est un très bon isolant thermique et il permet à l’animal d’être dans la pénombre et d’éviter de glisser ; trois facteurs qui réduiront le stress et lui donneront plus de chances de se rétablir au centre de soins.


Prendre un carton adapté à la taille de l’animal : trop petit il sera en position inconfortable et trop grand il sera secoué lors du transport; en plus du stress causé, cela pourrait lui être fatal. Pour les petits passereaux, il est conseillé d’utiliser des boîtes à chaussures.



Percer des petits trous avec un stylo : évitez de faire des trous plus grands ; certains animaux pourraient se blesser en tentant de s’échapper. De plus si des curieux tentent de regarder à travers, ils pourraient être gravement blessés à l’œil si un rapace ou un échassier (héron, cigogne...) se trouve à l’intérieur.



DANGER !!! Percer des PETITS trous!!

Couvrir le fond avec du journal froissé (oiseaux) ou des vieux vêtements (mammifères) pour qu’ils puissent bien se caler. Eviter tout autre matériel : ouate, coton...

Préparer de quoi bien fermer le carton après la manipulation


EVITEZ DE...

... prendre une cage : il faut absolument éviter que les plumes ne s’abîment, ne se cassent ou que l’animal n’aggrave ses blessures

... transporter des oiseaux dans une caisse pour chats/chiens


Un oiseau sauvage transporté en cage casse ses plumes et aggrave ses blessures


4. Manipulez l’animal en prenant toutes les précautions :

pour le découvreur :


JAMAIS :

Capturer à mains nues : utilisez des gants ou un morceau de tissu épais

Laisser un enfant capturer ou manipuler un animal ni transporter le carton le contenant. Un mauvais réflexe peut être dangereux.

Approcher un animal près d’un visage

Ne jamais manipuler a mains nues


TOUJOURS :

Couvrir la tête avec un morceau de tissu : un animal dans le noir va moins stresser et aura moins de réactions imprévisibles

Tenir les rapaces par les tarses (pattes) : L’idéal serait d’inciter l’oiseau à se coucher sur le ventre; immobiliser les ailes et le corps avec une main et maîtriser les pattes avec l’autre (utiliser des gants!!!) ; ensuite déposer l’oiseau dans le carton de contention et fermer celui-ci tout en maintenant les ailes bloquées jusqu’au dernier moment. Les rapaces s’accrocheront toujours à la première chose que leurs serres peuvent attraper, il faut donc toujours s’assurer que les pattes soient maîtrisées avant de le soulever.

Maîtriser la tête des échassiers (cigognes, hérons...) en premier : l’arme principale d’un échassier est son bec. Il attaque instinctivement ce qui brille : (réflexe biologique utilisé pour pêcher le poisson), donc s’il se sent menacé, il va viser les yeux les plus proches (pas forcément de la personne qui le manipule).

La méthode à suivre est de couvrir l’animal avec un tissus épais; attraper le bec avec une main (ne plus lâcher avant la fin de la manipulation ; ne pas boucher les narines), délicatement forcer l’oiseau à se coucher avec l’autre bras; bloquer les ailes ; soulever l’oiseau (bloquer les ailes contre soi), le mettre dans le carton de transport, commencer à fermer le carton et lâcher le bec au dernier moment.

Danger : les dents et les griffes des mammifères ainsi que les pattes et les bois des cervidés


Quelques gestes simples lui permettent de survivre ou de ne pas aggraver ses blessures.

Ne tentez pas de donner vous même des soins qui pourraient laisser des séquelles.

Les soins à la faune sauvage requièrent des connaissances et des installations particulières.

Préparer le carton avant la manipulation


TOUJOURS :

Manipuler l’animal avec précaution

Maintenir les ailes repliées le long du corps de l’oiseau pour éviter d’aggraver ses blessures

Manipuler l’animal le moins longtemps possible : préparez soigneusement le carton de contention avant la manipulation et placez le à côté de l’animal


JAMAIS... :


• ...Attraper un oiseau par les ailes ou la queue:
il risquerait de perdre des plumes en se débattant

Ne jamais donner de médicaments, à manger ou à boire:

• le métabolisme d’un animal choqué ou en hypothermie est ralenti ; il ne digèrera pas

• une fausse déglutition peut le « noyer »

•une mauvaise alimentation peut générer des troubles irréversibles

• le stress du transport peut le faire régurgiter .

• Mettre de pansements aux animaux

• Mettre un élastique autour du bec des cigognes, hérons, grues; vous risqueriez d’asphyxier l’animal. De plus, avec un bec fermé, un échassier atteindra ce qu’il attaque avec beaucoup plus de précision.

• L’exposer aux bruits et aux regards: un stress prolongé peut provoquer la mort. Gardez l’animal dans le carton de contention en attendant de pouvoir le transporter.

Créer un choc thermique: réchauffer un animal trop rapidement entraîne une asphyxie et donc sa mort.

COMMENT TRANSPORTER L’ANIMAL :

1. Assurez-vous que le carton soit bien fermé.

2. Coincez le carton dans le coffre de la voiture : ne jamais le placer sur un siège passager

http://uncs.chez.com/Urgence1.htm#COMMENT AGIR EN TOUTE SECURITE ET DANS LE MEILLEUR INTERÊT DE L’ANIMAL
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primerelles

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MessageSujet: Re: Premier secours animaux sauvages blessés   Mar 2 Oct - 13:40

Liste des centres de revalidation



Bruxelles-Capitale



1) Maison de l’Oiseau - Rue de Veeweyde, 43 – 1070 Bruxelles
Tél : 02/521.28.50 – Hoste Dominique : GSM : 0496/26.13.77


Relais de la Maison de L’Oiseau en tant que bénévoles



De Baecker Brigitte – Rue de Veeweyde, 70 – 1070 Bruxelles
Tél : 0473/95.33.02 – accueil de 9h00 à 20h00 (merci de téléphoner avant)


Rennotte Luce – Rue du Loriot, 10 – 1170 Bruxelles (renseignements et accueil des chauves-souris)
Tél : 02/672.31.50 – GSM : 0474/36.89.75 – mail : luce.rennotte@skynet.be Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


Lefevre Micheline - Clos des Chanterelles, 10 - 1050 Bruxelles (renseignements et accueil des martinets)
Tél : 02/673.90.27 - GSM : 0476/71.94.64
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